Je viens de perdre mon travail il y a quelques jours en fait. Il y a quelques raisons valables mentionnées lors de mon congédiement, telle que si je considère qu’une tache dois être remise à demain pour X raison, je ne vais pas nécessairement les partager, les raisons. Vous me direz, je m’aide pas,  mais au fond la tache se fait de toute façon, mais peut être pas a la vitesse que les boss l’auraiebt voulu. Ça je peux le travailler et que mon bureau soit en ordre aussi. Mais je ne peux pas me changer pour « faire l’affaire » comme ils disent poliment au Québec pour dire que la personne que vous êtes ne cadre pas avec l’entreprise. Et pour tout dire, en 1 an, c’est la 3ème fois qu’on me sors cette lamentable excuse…

Ici, on semble aimer le calme, mais vouloir du dynamisme aussi. Je trouve les 2 difficilements conciliables personellement. Il est vrai que j’ai une énergie constante, je n’ai jamais l’air fatiguée et je suis une éternelle positive, mais je suis un lac calme aussi! Alors voilà, après 3 fois, le questionnement qui me vient est: est-ce moi qui ai un problème? Certes j’ai des torts, mais dans une telle situation, il est rare que seul l’employé est les torts. A vrai dire, je sais que bien souvent, quand l’employeur congédie, l’employé a toujours des torts, mais l’employeur aussi. Tout part de nous pour revenir à nous. Je ne connais pas une seule situation de congédiement où l’employeur n’a pas fait de mise au point à l’avance. Il arrive que cela soit mal pris par l’employé, dans quel cas il est souvent justifié de le renvoyer. Mais il arrive que l’employeur s’exprime mal aussi, dans quel cas ça rends la tâche de s’améliorer plus difficile. Cela m’est arrivée, l’on m’a demandée de changer de personnalité lors de ma mise au point et cela à mal passer avec la petite rebelle que je suis. Alors, rendu là, j’ai probablement fait les efforts à rebours, je le concède. Reste que cela ne donne pas de réponse au pourquoi je ne cadre pas. Alors au fond j’en suis toujours à la même question de toujours: est-ce que je cadre dans la société carrément?

En posant cette question, je lève la tête et regarde autour de moi dans le café d’où j’écris ce soir. Je constate que déjà avec mon style un peu garçon, mes pantalons carreauté qui ressemble un peu à un bas de pyjama et mes bottes à clous rouge bourgogne, je fais différente. Mais ça, c’est pas nouveau, je m’habille différemment depuis déjà longtemps. J’attire le regard et cela ne mendérange plus. Et puis j’aime la mode, mais j’ai toujours plus tiré vers le style rétro, gothic romantique ou bohème, ça fait plutôt intense comme mixe au fond. Mais je sais que la vrai différence ici, au Québec, c’est mon ouverture, mon accueil et ma spiritualité. Les gens en général au Québec ne sont pas très ouverts ni très spirituels. Ils n’accueillent pas personne sans avoir un contact en commun. Parler a un inconnu? Avant l’air électronique, oui, maintenant beaucoup moins.

Vous me direz, c’est pareil ailleurs, ce qui est tout a fait vrai. Voilà pourquoi cette semaine, j’ai compris que d’être à sa place dans la société n’est pas important, c’est d’y être heureux qui compte. Et le suis-je? Oui, alors je vais me concentrer sur cette lumière et profiter des ailes qu’elles me donnent.

Parfois il faut passer par des chemins retords pour comprendre des véritées. Et si perdre mon travail etait une façon de m’emmener à cette véritée et bien, merci de m’avoir donné cette expérience.

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