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Il y a une part de nous qui a peur de la mort peu importe ce que l’on voudra bien faire croire aux gens qui nous entourent. Au final on est ni mieux ni pire que le voisin sur ce genre de sujet. Mais en fait, en y réfléchissant bien, ne vivons-nous pas plusieurs petites morts durant notre vie? Toutes les fois où un événement vient bouleverser notre vie de a à z, ce qui nous fait nous remettre en question, n’est-ce pas une mort d’une certaine manière? Car à ce moment-là nous enterrons une part de nous pour mieux renaître, un peu comme la réincarnation au final…

Mais même si l’on vit plein de mort à petite échelle  au cours de notre vie, l’impermanence de celle-ci nous fait toujours autant peur. Un drôle de parallèle serait les légendes ou plutôt les lieux de légendes telles qu’Avalon ou Atlantide et bien d’autre… Simplement parce que c’est lieux n’existent plus, qu’un vague écrit l’a décrit ou en a parlé vaguement a un moment ou un autre, au final cela fait un peu comme une histoire de pêche qui à force d’être racontée devient de plus en plus exagérée. Soudain, c’est lieu, qui surement était comme n’importe quel autre lieu, bien qu’un peu différent du fait qu’ils étaient tous des lieux très spirituels, se retrouvent en astral, comme si le fait qu’il n’existe plus matériellement parlant était une perte irrémédiable. Mais est-ce réellement une perte irrémédiable? N’est-ce pas plutôt le signe que l’humain à évolué? S’il n’a plus besoin de ses lieux pour lui enseigner certaines choses, n’est-ce pas positif au contraire? L’on peut décider de voir les choses de façon négative, mais je ne peux m’empêcher de penser que si ces lieux on disparut c’était pour renaître autrement, car maintenant ils font partie de l’imaginaire des gens. On peut respirer les énergies de ces lieux dans l’aura de certaines personnes, comme si aujourd’hui ces lieux étaient à l’intérieur même de nous. Un peu comme lorsqu’une personne meurt elle reste toujours dans notre coeur en somme.

Si ces lieux sont maintenant dans notre coeur n’en est-il pas de même de toutes ces parts de nous qui sont mortes suite à des bouleversements de notre vie? Si lorsqu’une part de nous meurt elle se transforme et vient se loger dans notre coeur n’est-ce pas comme la mort d’un proche qui bien que sa présence se ressente dans notre coeur, retourne au cycle de réincarnation? Alors combien de fois sommes-nous mort dans notre vie? Combien de fois mourra-t-on avant de retourner au cycle de réincarnation? Et la mort est-elle un si gros mur si ce que l’on considère comme la mort dans notre vision des choses ressemblent étrangement à toutes ces fois où l’on a enterré une part de nous à l’intérieur de nous même? Nous ne pouvons rester les mêmes toute notre vie, nous nous incarnons pour évoluer et apprendre, nous quittons l’incarnation pour la même raison.  Nous enterrons une part de soi, parce qu’elle est dans notre chemin   pour évoluer et apprendre ou parce que nous avons peur. Ce n’est pas toujours un processus bénéfique que d’enterrer une part de soi, mais ça l’est toujours de retourner dans le cycle de la réincarnation.

 

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