by quinny

Je suis en train de lire entrer en amitié avec soi-même, de Pema Chödrön, livre parlant de méditation essentiellement et de chose importante à ne pas perdre de vue en spiritualité ainsi que dans la vie. Par exemple il y a une phrase particulièrement célèbre qui m’a toujours plu qui est : ‟si tu trouves le bouddha, tue le”. J’aime cette phrase car elle nous rappelle constamment qu’il est inutile d’ancrer des croyances ou des principes, car cela crée un cadre qui ne nous permet plus de voir au-delà.
En lisant le livre, ce rappel de cette phrase m’a frappé et m’a ramené au fait que j’étais exactement dans cette situation-là. Par exemple au niveau amical, je n’appréciais pas tout ce qui m’était donné d’ors et déjà mais cherchais à avoir plus. Car voilà pour moi être ami entrait dans un cadre et amenant de ma part mes propres attentes sans prendre en considération ce que l’autre pouvait et ne pouvait pas m’apporter. Cela m’a ramené a mes parents également, et a cette idée préconçue qu’ils allaient nous faire souffrir en tant qu’enfant, s’ils se séparaient. Alors qu’en fait, ils nous faisaient plus souffrir a ce chicaner et s’obstiner constamment à la recherche de quelque chose que ni l’un ni l’autre ne pouvait offrir de lui-même. Plus l’on bloque sur un opinion, une idée, une croyance, un principe moins on voit à l’extérieur du cadre rassurant qu’on a créé.
Depuis, je ne sais pas trop comment exprimer cela, j’ai décidé d’ouvrir des ‟portes” en moi, de grande porte qui semblent donner directement sur moi-même en fait et donc sur le monde d’une certaine manière. Car une des croyances que j’avais était que j’étais mal adapté au monde, que peu de gens autour de moi était ouvert à tout ce que je crois ou pouvait m’aiguillonner dans une direction ou une autre. En somme je me croyais ouverte alors que j’étais fermée. Je comprends qu’en revenant de France il y a 3 ans, après tout ce qui s’est passé là-bas j’ai eu besoin de retrouver le Québec et un équilibre dans celui-ci. Tout me semblait ardu avec ma sensibilité à fleur de peau ce qui a fait que je me suis probablement fermé croyant ainsi m’aider. Et ce fut vrai, car j’en avais besoin à ce moment-là. Mais voilà plus aujourd’hui, sauf que maintenant le monde et mon moi intérieur me font un peu peur, juste un peu, pas trop. Ce qui fait que je vais m’exercer à m’ouvrir un petit peu par jour afin d’apprivoiser toute ces sensations que je croyais avoir perdu.
Les dites sensations sont d’ailleurs celle de légèreté, d’énergie infinie qui passe dans mon corps et que je sens circuler jusqu’au tréfonds de moi-même. Cette facilité à voir ce qui est bien ou pas et ce qui dois être transformé et en quoi cela doit l’être. Un retour à la source donc, un retour au soin énergétique, a la médecine naturelle etc. Et la vision très claire qu’éventuellement la salle vide chez moi deviendra une salle de massage. Aux remèdes fait de mots, pierres, plantes et méditation.

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